Il y a environ 2 ans, j’ai commencé à faire de la photo de rue. Mes premières tentatives se résumaient à des photos d’architecture ou des photos de gens photographiés de loin ou occupés avec leur cellulaire. Gêné, je ne voulais pas attirer l’attention. J’appréhendais la réaction des gens qui découvrent qu’ils sont photographiés.

Un bon matin je me décide! Je me lance comme défi de photographier des personnes à qui je dois demander la permission. Wow trop facile tout le monde dit oui!

 

 

Première technique. Mon approche est assez simple, J’accoste la personne, je la complimente  sur un trait en particulier, je lui dis qu’elle est photogénique, que je suis un photographe de rue et que je veux absolument la prendre en photo. Ça marche! Quand j’ai l’accord de la personne, je prends deux ou trois photos. Si je vois qu’elle collabore, j’entreprends une discussion et j’allonge le « shooting » en lui demandant des poses plus originales pour la mettre en valeur.

Deuxième technique. Je me fonds dans le décor. Je porte des vêtements dans des tons moyens, j’utilise une longue focale que je porte à la taille ou cachée sous le bras. Je photographie souvent de l’autre côté de la rue, adossé au mur ou contre un poteau de lampadaire. Cette méthode me permet de capturer des moments authentiques puisque les gens ont tendance à changer d’attitude, s’ils se sentent photographiés.

 

 

Surtout ne pas oublier de porter des souliers confortables.

 

 

Pour les photos de proximité, j’utilise un objectif passe-partout, 24-70 mm avec un boîtier plein capteur et pour les photos plus éloignées j’utilise une focale de 70-200 mm avec le même boîtier. Je décide le matin quel objectif je vais utiliser et quelquefois je vais changer d’objectif pendant le dîner. Un boîtier, deux objectifs, une bouteille d’eau et le tout dans un petit sac photo que je peux basculer en avant, très pratique dans les transports en commun.

 

Un bon matin je me décide! Je me lance comme défi de photographier des personnes à qui je dois demander la permission. Wow trop facile tout le monde dit oui!

 

J’aime bien me promener dans les rues de Montréal et photographier les gens et l’architecture. Je tente de révéler certains aspects de la vie urbaine. Je pratique la photo de rue tôt le matin quand les gens arrivent au travail et le midi quand il y a beaucoup d’activité. Je cherche des gens qui se démarquent par leur attitude ou leur habillement, souvent à travers les vitres de restaurants, vis-à-vis des affiches de publicité ou pendant des activités urbaines. Je réagis et je photographie ce qui attire mon regard, me surprend, me fait rire ou me calme.

Quand je pratique la photo de rue, je tiens compte des droits à l’image; je peux prendre des photos des gens dans un endroit public (rue); par contre la publier, c’est autre chose surtout si la photo peut porter atteinte à l’estime d’une personne. Au Québec, comme ailleurs au Canada, chaque individu a un droit à l’image, qui fait partie du droit plus général du respect de sa vie privée. Chaque personne a le droit de contrôler l’utilisation qui est faite de son image. Mais le droit à la vie privée, comme tous les droits protégés, n’est pas absolu. Le degré de protection varie selon les circonstances.

Par respect et pour éviter des problèmes, si je pense publier une photo d’une personne ou de plusieurs personnes, je demande leur autorisation par écrit, enregistrée sur mon téléphone mobile ou verbalement avec un témoin. Certains concours photo exigent l’autorisation écrite de la personne photographiée. Très souvent, si vous expliquez dans quelle circonstance la photo sera publiée, la plupart des gens vous diront oui.

Je suis convaincu que la majorité des gens que vous photographierez, seront fiers de raconter au bureau ou à la maison qu’un photographe leur a fait un compliment et qu’il les a photographiés dans la rue.

Bonne photo de rue